Le financement de la culture, dans un environnement démocratique, ne peut reposer sur une unique source de subventionnement. Le souvenir pénible des artistes
d’Etat de pays totalitaires suffit à faire comprendre combien la main mise financière et politique nuit à la liberté de création. À l’inverse, le seul financement
privé, en vogue dans les pays ultralibéraux, sans intervention publique est un danger au moins aussi inquiétant, la mission de service public disparaissant au
profit de la seule recherche d’une prétendue efficacité très éloignée de l’éthique culturelle. Enfin, l’apport de ce qu’on appelle paradoxalement « le public » ( et
qui est en fait un conglomérat de personnes privées, celles qui, par l’achat d’un billet contribuent au financement des oeuvres ), s’il est indispensable, ne saurait être suffisant, sauf à ne proposer que ce qui est assuré d’un large succès, donc à renoncer aux expérimentations, explorations, créations par trop novatrices.
C’est donc l’addition des trois sources, autorité publique, sponsoring et contribution du public, qui assure indépendance et maintien de la mission de service public.
Bénéficiant du subventionnement public par le biais de son autorité de tutelle, le Ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le
Centre Culturel de Rencontre assure également une partie de son financement par les activités de son centre de conférence. La location des salles de réunions,
des espaces de restauration et de réception permet un autofinancement partiel de ses activités, complété par la contribution d’un public nombreux. Enfin, un
club d’entreprises partenaires est constitué, réunissant deux sociétés ayant souhaité s’associer au développement du Centre et entretenir des relations suivies
avec notre institution.
Elles se présentent ci-après: |